Il y a aussi, c’est vrai, une exigence de justice, qui est légitime. Mais avons-nous à nous faire justice nous-mêmes ? Non ! Cela amènerait à d’autres sources de rancoeur. La solution n’est pas là.
Le Seigneur Jésus nous invite à remettre notre cause à Dieu et à lui laisser le soin de rétablir la justice. Cette prière enseignée dans l’évangile ne suppose ni délai ni exception : “Remets-nous nos dettes – toutes nos dettes – comme nous aussi nous remettons à nos débiteurs”. Lui-même “se remettait à celui qui juge justement” (1 Pierre 2. 2). Ne pas pardonner signifierait conserver sous notre coude les nombreuses “factures” des torts que nous avons subis, à notre estimation. Combien il est plus reposant… et juste de tout confier au Seigneur.
Se débarrasser de ce poids, remettre les dettes, c’est aussi retrouver des relations de paix avec notre prochain. C’est à cela que le Seigneur Jésus veut nous conduire, et c’est un chemin de liberté.
Auteur inconnu