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vendredi 3 août 2007

La louange divine


Mais le fait le plus évident concernant la louange - qu'il s'agisse de Dieu ou d'autre chose - m'échappait étrangement. J'y pensais en termes de compliment, d'approbation ou d'honneur. Je n'avais jamais remarqué que toute jouissance déborde spontanément en louanges... Le monde résonne de louanges - les amants louant leurs maîtresses, les lecteurs leur poète préféré, les promeneurs louant la campagne, les joueurs louant leur jeu préféré... Toute ma difficulté, plus générale, concernant la louange de Dieu dépendait du fait que je nous refusais absurdement, en ce qui concerne le suprêmement précieux, ce que nous aimons faire, ce que nous ne pouvons pas nous empêcher de faire, à propos de tout ce que nous apprécions. Je pense que nous prenons plaisir à louer ce que nous apprécions parce que la louange ne se contente pas d'exprimer mais complète l'appréciation ; c'est la consommation prévue.

C.S. Lewis, Reflections on the Psalms, Brace and World, 1958, p. 94-95.

But the most obvious fact about praise – whether of God or anything – strangely escaped me. I thought of it in terms of compliment, approval, or the giving of honor. I had never noticed that all enjoyment spontaneously overflows into praise…The world rings with praise – lovers praising their mistresses, readers their favorite poet, walkers praising the countryside, players praising their favorite game… My whole, more general, difficulty about the praise of God depended on my absurdly denying to us, as regards the supremely Valuable, what we delight to do, what indeed we can’t help doing, about everything else we value. I think we delight to praise what we enjoy because the praise not merely expresses but completes the enjoyment; it is the appointed consummation.

C.S. Lewis, Reflections on the Psalms, Brace and World, 1958, p. 94-95.