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dimanche 21 mars 2021

Une description de la mort


La chair déchiquetée contre le bois impitoyable, les pieux de fer plantés dans les os et dans les nerfs, les articulations arrachées par le poids mort du corps, l'humiliation publique sous les yeux de la famille, des amis et du monde entier - c'était la mort sur la croix, "le pieu infâme" comme l'appelaient les Romains, "le bois stérile", la maxima mala crux. Ou comme les Grecs l'ont craché, le stauros. Pas étonnant que personne n'en parle. Pas étonnant que les parents en cachent les yeux de leurs enfants. Le stauros était une chose répugnante, et celui qui y mourait l'était aussi, un vil criminel dont la seule utilité était d'être suspendu là comme un avertissement putride et en décomposition pour tous ceux qui pourraient suivre son exemple. C'est ainsi que Jésus est mort.

Greg Gilbert, Don't Call it a Comeback, 2011, page 72. 

Shredded flesh against unforgiving wood, iron stakes pounded through bone and wracked nerves, joints wrenched out of socket by the sheer dead weight of the body, public humiliation before the eyes of family, friends, and the world – that was death on the cross, “the infamous stake” as the Romans called it, “the barren wood,” the maxima mala crux. Or as the Greeks spat it out, the stauros. No wonder no one talked about it. No wonder parents hid their children’s eyes from it. The stauros was a loathsome thing, and the one who died on it was loathsome too, a vile criminal whose only use was to hang there as a putrid, decaying warning to anyone else who might follow his example. That is how Jesus died.

Greg Gilbert, Don’t Call it a Comeback, 2011, page 72.